Comment bien suivre la scolarité de vos enfants
Article parents
, publié le 16/11/06.
Par Aude Berviller - Lu 30485 fois.
En résumé : Suivre la scolarité des enfants n'est pas chose facile. Voici quelques conseils pour vous aider dans cette démarche pas toujours évidente.
Tous les parents rêvent de voir leurs enfants premiers de la classe, travailleurs, sociables, intéressés par tout, bons en français et en mathématiques… l’enfant idéal en somme. Mais, comme dirait mon fils, très pragmatique : « Dans une classe, il n’y a qu’une place de premier et une de dernier et il y a plein de places entre les deux. En plus, cela dépend du niveau de la classe : si tu es dans une bonne classe, tu peux être le dernier et, malgré tout, être meilleur que le premier d’une classe de nuls ».
Qu’est-ce donc qu’un bon élève?
Certainement pas uniquement le premier de la classe, mais plutôt un élève qui travaille, obtient de bons résultats, est bien dans sa peau et est motivé.
Comment faire pour qu’il soit tout cela?
L’environnement joue un grand rôle car les enfants ne se projettent pas dans l’avenir, mais vivent au temps présent. Ils ne travaillent donc pas pour eux-mêmes mais pour les personnes qui les entourent : leurs parents, leurs professeurs et aussi leurs camarades. D’où l’intérêt d’avoir des parents présents et positifs et d’être scolarisés dans une bonne école où les enseignants sont passionnés et passionnants, qui sauront les intéresser et les motiver, ainsi que des camarades qui travaillent, car si on est entouré par des jeunes ne faisant rien de leur journée et où la gloire est de perturber la classe, il y a peu de chances de se mettre au travail.
D’où la course poursuite pour trouver un bon établissement, la meilleure classe (par le choix des options par exemple) où le niveau d’exigence sera plus important. Il est vrai que plus on demande des efforts à un enfant, plus on a de chances de le voir travailler.
Mais pour qu’il réussisse à tenir la route, des conditions préalables sont nécessaires. Le milieu socioprofessionnel des parents a une influence, mais on n’est pas obligé d’être cadre pour se comporter comme tel. Il y a bien sûr l’image professionnelle qui joue : quand on voit ses parents travailler, par identification un enfant travaillera aussi, mais c’est l’exigence des parents car, effectivement, un cadre n’a peut-être pas envie de voir son fils devenir ouvrier. L’ambition prend le dessus. Mais rien n’empêche un ouvrier d’être ambitieux pour ses enfants. Ce peut être tout simplement de ne pas se satisfaire de la moyenne, de le pousser à continuer ses études plutôt que de s’arrêter au niveau B.E.P. ou bac professionnel, de le pousser à travailler le soir plutôt que de bâcler ses devoirs en dix minutes avant d’aller traîner avec les copains, de réagir très vite face à une mauvaise note pour qu’il sache qu’il faut vite remonter la pente.
Page :
[1] 2 >>